Le cochon d'Inde ou cobaye commun (prononcez cobaille et non cobée), est nommé par les scientifiques Cavia porcellus. C'est un rongeur de taille moyenne, appartenant à la famille Caviidae et originaire de la Cordillère des Andes. C'est l'espèce domestiquée issue du cochon d'Inde sauvage appelé Cavia aperea. Avant tout élevé pour sa chair dans les pays andins, puis comme animal de laboratoire, le cobaye est aussi souvent adopté comme animal de compagnie par ceux qui apprécient son caractère placide et sa facilité d'élevage.
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Mot qui viendrait du tupi-guarani « cabiai » Ce nom amérindien désigne aussi une autre espèce de rongeur de la même zone géographique, le grand cabiai ou capybara.
Donc, contrairement à ce que le nom donné par Christophe Colomb, qui s'était trompé de continent, pourrait le laisser croire, les cochons d'inde ne sont pas des porcs et ne viennent pas d'Inde.
Synonymes : Cavia cobaya, Cavia anolaimae, Cavia cutleri, Cavia leucopyga, Cavia longipilis et Cavia aperea porcellus.
Les cobayes sont de taille relativement grande pour des rongeurs, puisqu'ils pèsent entre 0,5 et 1,7 kilogramme et mesurent de 12 à 50 centimètres de long.
Le corps de l'animal adulte est massif. Les pattes sont relativement courtes. Les membres antérieurs ont 4 doigts et les postérieurs ont 3 doigts, ils se terminent par des griffes acérées. Il n'y a pas de queue apparente.
La tête est située dans le prolongement du corps, sans cou visible. Elle est terminée par un museau arrondi avec des narines écartées formant des fentes presque horizontales. les vibrisses, ou moustaches, sont de taille moyenne, implantées dans toutes les directions. Les yeux, situés latéralement, sont très ronds, légèrement saillants, noirs si le sujet n'est pas albinos et sans paupière visible. Les oreilles sont assez courtes, larges, fines, presques translucides chez les animaux clairs, couvertes d'un poil très court et rare. Elles sont situées vers l'arrière de la tête, de forme ondulante, on peut même dire « en feuille de choux » et parfois repliées vers l'avant. La bouche est petite, arrondie et située très bas sous le museau.
Comme tous les rongeurs ils ont des grandes incisives qui poussent continuellement.
Leur température corporelle se situe entre 37 et 38°C, leur fréquence respiratoire est de 100 et leur rythme cardiaque de 250 battements par minute.
Le dimorphisme sexuel est peu apparent.
Dès leur naissance les petits diffèrent très peu des adultes, si ce n'est par la taille.
Le pelage, court, dru et brun à l'origine, a donné par sélection au sein des élevages de très nombreuses variantes de coloris, de texture et de longueur.
Les cobayes domestiqués appartiennent à de nombreuses races qui ont été développées depuis leur arrivée en Europe et en Amérique du Nord. Ces races changent considérablement par leurs robes et leurs couleurs. On trouve désormais de plus en plus d'éleveurs spécialisés qui proposent différentes races comme :
Toutes ces variétés existent en de multiples couleurs et peuvent être « satins » (le poil a alors une apparence très lisse et brillante mais cela peut poser des problèmes lors de la reproduction). Les yeux peuvent être noirs, rouges ou avec des reflets rouge selon la couleur de la robe.
Les différents « dessins » de robe ont également un nom précis, comme :
Ce sont des animaux sociaux qui vivent de préférence en petits groupes de 5 à 10 individus composés de truies (femelles), d'un verrat (mâle) et de jeunes, qui pour couper avec la nomenclature porcine précédente s'appellent les chiots.
Les cochons d'Inde se déplacent rapidement en ligne droit, le ventre collé à terre. Ils sont capables de sauter assez bien mais, contrairement à de nombreux rongeurs, ils ne sont pas dotés d'une queue leur permettant de se maintenir debout ou de grimper.
Les individus communiquent entre eux par différents cris et couinements, allant du cri d'alarme stident aux petits cris de reconnaissance et aux roucoulements amoureux.
Ce sont des animaux d'un tempérament placide qui mordent rarement, faciles à apprivoiser bien que vite appeurés, mais qui sont capables de bagarres féroces entre mâles adultes. Il convient donc de leur assurer un espace assez vaste pour ménager des territoires à chacun avec des cachettes pour se réfugier en cas de panique.
On ne trouve nomalement pas cette espèce domestiquée dans la nature mais le mode d'élevage en semi captivité pratiqué dans les Andes a certainement donné lieu à du marronage.
Les cochons d'Inde sont capables de se reproduire toute l'année avec un pic de fécondité au printemps. le cycle de la femelle est en moyenne de 16,5 jours. Elle peut avoir jusqu'à 5 portées par an.
Une femelle qui a plus d'un an et qui n'a jamais eu de portée a les os pelviens, qui s'écartent normalement pour la mise bas, qui se soudent complètement au bout d'un an. L'âge idéal pour faire une portée à la femelle se situe donc entre 5 et 7 mois. Au bout de 4 ans, il convient de retirer la femelle de la reproduction, à cause de son âge. Les besoins alimentaires de la future mère sont doublés, voire triplés pendant sa gestation, en particulier ses besoins en vitamine C.
La gestation dure de 60 à 70 jours, ce qui est assez rare pour un animal aussi petit. Cette durée de gestation est équivalente à celle des chats, mais contrairement à eux, les petits cochons d'Inde sont déjà bien développés quand ils naissent. Ils pèsent environ 100g, ont de la fourrure, des dents, des griffes et les yeux ouverts. Les jeunes sont mobiles dès la naissance et selon l'environnement, oseront habituellement se risquer dehors dès une semaine.
La femelle est fécondable immédiatement après la mise-bas, pendant une demi-journée environ. Dans les goupes importants le mâle dominant dispute alors le droit de la féconder et de la protéger ensuite des assauts des autres mâles. Pour limiter les naissances il convient donc de séparer les couples un peu avant la date prévue pour la naissance.
Dès la naissance, les petits sont déjà autonomes, grignotent du foin quelques heures plus tard, et au bout de deux jours sont déjà capable de manger comme leur mère qui continue cependant à les allaiter jusqu'à 3 semaines, bien qu'ils soient capables de survivre après 5 jours d'allaitement au minimum.
Les portées peuvent compter de 1 à 3 jeunes pour les premières portées, et de 2 à 6 pour les suivantes, pouvant aller jusqu'à 12, 4 étant la moyenne.
Dans les petites portées, des difficultés peuvent se produire pendant la mise bas, dûes aux petits surdimensionnés. Jusqu'à la moitié des jeunes peuvent être perdus dans de plus grandes portées, car la mère ne peut pas s'occuper des nouveau-nés assez rapidement. Si un grand nombre survivent, il est probable que les plus faibles seront insuffisamment nourris, ayant comme conséquence la mort d'un ou deux petits.
Les femelles atteignent leur maturité sexuelle à deux mois et les mâles à trois mois.
Ils vivent six ans en moyenne mais huit au maximum.
Le cobaye est un herbivore strict.
En captivité la base nutritionnelle du cochon d’inde est le foin. C'est essentiel pour les dents et aussi sa santé.
Il doit avoir toujours à disposition de l'eau propre en abondance.
Il mange aussi certains légumes frais et des fruits afin de lui assurer un apport quotidien en vitamine C.
Le cochon d'inde est en effet un des seuls rongeurs a ne pas stocker la vitamine C. Sans apport constant de vitamine C il souffrirait du scorbut et pourrait s’affaiblir rapidement, être paralysé des pattes postérieurs ou antérieurs, avoir des problèmes digestifs graves et mourir. Il est parfois nécessaire, à défaut d'une alimentation équilibrée, d'assurer un apport de vitamine C sous forme de complément alimentaire ou de gouttes.
Il existe des granulés pour cochons d'Inde et mélanges de graines tout préparés. On recommande de choisir des granulés tous semblables et enrichis en vitamine C pour équilibrer la ration alimentaire quotidienne mais sans excès car l'animal a tendance à l'obésité.
Vous pouvez aussi donner les pelures de carottes, de l'endive, du concombre, et des légumes sauf des pommes de terres crus car ce sont du poison.
Des mesures préventives évitent la plupart des décès prématurés. Les erreurs les plus répandues sont : une nourriture inadaptée ou en trop grosse quantité, un changement brusque de régime, le manque d'eau, une température environnante trop haute ou trop basse, des courants d'air, une litière trempée, l'élevage en solitaire et pas assez d'espace pour se dépenser.
Pour être au mieux la température extérieure doit être comprise entre 18 et 24°C, elle ne doit pas être se située en dessous de 10°C ni au dessus de 32°C.
On conseille de retirer quotiennement les fruits et légumes qu'il n'a pas mangés, de changer l'eau chaque jour et de nettoyer toutes les semaines la cage à l'eau et au vinaigre blanc. La litière idéale se compose de litière de chanvre ou de lin, les autres matériaux pouvant occasionner des problèmes d'alergie, respiratoires ou de toxicité.
La toilette consitera à laver le cochon d'inde à l'eau tiède s'il a des excréments collés ou tout simplement au moins une fois par an. Il faut lui couper les ongles lorsqu'ils sont trop longs avec un coupe-ongle spécial pour les rongeurs afin d'éviter de le blesser.
Le cochon d'Inde doit disposer d'assez d'espace pour courir et de distractions. A défaut on doit le sortir de sa gage sous étroite surveillance. Le cochon d'Inde a besoin de compagnie au moins 2 heures par jour s'il vit seul et 1 heure par jour s'ils vivent à plusieurs.
Le cobaye transmet peu de maladies à l'homme, il peut toutefois être vecteur d'acariens et de la gale.
Les affections les plus courantes sont d'ordre respiratoire, digestif ou parasitaire, manque de vitamine C et méningite.
Le rhume (bronchite ou coryza) est dû au stress, à des courants d'air, des variations de température, un virus ou une bactérie. Les symptômes en sont un écoulement nasal d'abord clair puis purulent, de la fièvre, une grande fatigue, une respiration difficile, des éternuements et un larmoiement. Comme la diarrhée, cette maladie peut dégénérer rapidement et entraîner le décès du cochon d'Inde. Un traitement antibiotique est nécessaire.
l'otite : elle est dûe à un coup de froid ou tout simplement à une petite mycose mal soignée sur l'oreille. Les symptômes sont la tête penchée sur un côté et à du mal à marcher. Le traitement vétérinaire consite en pommades, lotions ou antibiotiques, faute de quoi l'animal peut en mourir.
Les balonnements (Tympanie) : Changement de nourriture brusque, trop de fourrage vert, qui se soignent bien par un régime à base de foin.
La diarrhée doit être traitée rapidement sous peine d'entraîner le décès du cochon d'Inde en 24-72 heures. Les symptômes en sont des crottes molles, des cris (assez fort) quand il fait ses crottes, un manque d'appétit, une faiblesse (apathie), de la fièvre, des douleurs aux ventres importantes. Sur avis médical la diarrhée se soigne par un régime à base de foin et en donnant si possible à manger les crottes de cobayes sains.
L'empoisonnement de cause alimentaire ou autre. Les symptômes sont la perte d'appétit, l'animal ne boit plus, reste toute la journée allongé sur le côté et lorsqu'on le saisit sa tête penche sur le côté. Il faut aller très vite chez le vétérinaire car en moins de 24 heures le cochon d'Inde meurt.
les anomalies dentaires (malocclusion dentaire) : dues à un mauvais positionnement des dents qui ne peuvent plus s'user et poussent de façons excessive.
La croissance excessive des griffes : due à un manque d'espace pour bouger ou un sol très mou. Elles s'allongent et se déforment, handicapant l'animal. Un vétérinaire peut les couper.
Le scorbut : comme les humains mais à la différence de la plupart des autres mammifères, les cobayes ne peuvent pas synthétiser leur propre vitamine C mais doivent obtenir cet aliment essentiel de la nourriture qu'ils mangent. Comme les humains, si les cobayes ne peuvent pas obtenir assez de vitamine C ils souffriront du scorbut pour finalement mourir.
Les parasitoses : Teigne, Poux et acariens de la gale peuvent provoquer des fortes démangeaisons, inflamations, croûtes et chutes de poils.
La méningite : grave infection à méningocoques ou virale.
La toxémie de gestation: dégérérescence du foie ayant lieu en fin de gestation et début de lactation. Maladie mortelle en 12 heures. Il faut veiller à ce que la femelle ne s'empâte pas.
Les cochons d'Inde peuvent également développer des tumeurs. Si elles sont traitées à temps et accessibles elles peuvent être opérées avec un bon pronostic.
Il existe des vétérinaires spécialisés pour les NAC.
Le cobaye a été domestiquée à l'époque précolombienne , en élevant un cochon d'Inde sauvage, Cavia aperea. Le cobaye est toujours élevé traditionnellement dans les Andes pour sa chair, en particulier en Équateur, au Pérou et en Bolivie
Les commerçants hollandais et anglais ont apporté les cobayes en Europe où ils sont rapidement devenus populaires en tant qu'animaux exotiques de compagnie ou de laboratoire.Le cobaye bein qu'utilisé comme animal de compagnie et de laboratoire, sa viande se trouve de plus à plus recommndée par les dièteticiens dans ceratins pays africains comme source des proteines afin de palier aux maladies liées à la malnutrition et à la sous alimentation. A la suite de la dégénerescence des races de cobayes localement élevées à Butembo ,à l'Est de la R.D.Congo, des études sont en cours pour la sélection et l'amélioration génétique des cobayes. Cela avec l'objectif d'augmenter la productivité des élevages caviacoles locales. Cette thématique est traitée avec le patronage de trois universités, à savoir l'Université Catholique du Graben (U.C.G.)(Butembo/R.D.Congo), l' Université de Liège (Ulg) et l'Université Libre de Bruxelles (ULB)de la Belgique.
Le cobaye commun a été domestiqué la première fois par les Incas en Amérique du Sud, dans ce qui est maintenant le Pérou. Des cobayes ont été retrouvés en tant que nourriture dans des tombes au Pérou.
Les cobayes sont également le plat de fêtes de quelques banquets de mariage péruviens et sont utilisés pour absorber les mauvais esprits lors des rituels de guérison traditionnels.
En fait, les cobayes qui sont consommés en Amérique du Sud sont une variété de cobaye particulière qui s'appelle Cuy, ils sont beaucoup plus gros que nos cochons d’inde domestique (environ 4 kilos), et on ne connaît pas vraiment leur espérance de vie car ils sont tués avant pour la consommation de viande.
Les cobayes étaient régulièrement consommés dans les régions françaises (Limousin entre autres) jusqu'aux années 1960-70 environ.
Le cobaye continue d'être un plat réputé dans les cuisines péruvienne, bolivienne et sud-colombienne. 65 millions de cuyes (ou cavias) sont consommés annuellement au Pérou, sa présence dans la culture populaire locale est telle que le repas (la Cène) servi aux apôtres de Jésus-Christ est un plat de cobaye, sur la représentation picturale faite dans la cathédrale de Cuzco.
La viande de cobaye a une haute teneur en protéines (21%) et une faible teneur en matière grasse (8%).
On le croise parfois encore avec les espèces sauvages locales pour en amélorer la qualité reproductrice.
La médecine découvre son usage en laboratoire au XIXe siècle. Il devient même l'archétype de l'objet de recherche en passant dans le vocabulaire français sous forme d’un nouveau nom commun : être un «cobaye», un sujet d'expérimentation.
Les cobayes sont employés en tant qu'animaux de laboratoire afin d'effectuer des expériences entre autre en nutrition, pathologie, génétique, toxicologie et production de sérum.
Dans le passé ils avaient été utilisés pour isoler différentes contraintes bactériennes, mais dans les laboratoires modernes ils sont parfois remplacés par les souris et les rats, qui se reproduisent plus rapidement.
Vers 1950, le cobaye sort des laboratoires grâce à son comportement placide, il devient l’animal de compagnie dont le succès n’est plus contesté.
Le cochon d'Inde est un animal domestique de plus en plus courant en raison de son faible coût et de sa non agressivité. Il est souvent choisi comme compagnon pour un enfant et lorsque l'on ne dispose pas d'assez d'espace pour adopter un chat ou un chien.
Contrairement à d'autres rongeurs, souris et rats notamment, le cobaye ne dégage qu'une faible odeur. Toutefois, le mâle une fois à maturité sent plus fort que la femelle.
Mieux vaut éviter le moindre contact entre le cochon d'Inde et d'autres animaux. Certaines personnes les mettent avec des lapins (nains ou pas) mais c’est une erreur car le comportement du lapin peut être agressif et le cochon d’inde ne pourra pas se défendre.
Il vaut mieux éviter aussi de mettre deux cochons d'Inde de sexe différent dans la même cage sauf si l'un d'entre eux est stérilisé. Les cochons d'Inde ont un taux de reproduction exponentiel, ce qui serait à la fois mauvais pour la santé de la femelle et indésirable vu le nombre de petits conçus. La meilleure option est d'avoir deux cages situées l'une à côté de l'autre. Il est possible de mettre deux mâles dans la même cage, à condition qu'ils aient grandi ensemble depuis leur naissance, préférez tout de même deux femelles.
On dit qu'il ne faut jamais rien faire tourner au-dessus de leur tête car cela leur rappelle le mouvement des prédateurs et des rapaces. L'animal risque d'être terrorisé.
Un cochon d'Inde a besoin d'un minimum d'espace vital. La majorité des cages vendues dans le commerce ne constituent pas un espace assez grand pour que votre cochon d'inde puisse courir et être heureux. Préférez à ce modèle les cages faisant au moins 80 cm pour un cobaye tout seul ou 1m pour deux cobayes. On peut aussi les garder dans un enclos extérieur sous certaines conditions.